Microsoft 365 & postes de travail · 2 min de lecture
SPF, DKIM, DMARC : protéger votre domaine e-mail
Trois enregistrements DNS empêchent l'usurpation de votre domaine et améliorent la délivrabilité de vos e-mails. Ce qu'ils font et comment les déployer.
Sans protection, n'importe qui peut envoyer un e-mail qui semble venir de votre adresse. Vos clients peuvent alors recevoir de fausses factures « de votre part ». SPF, DKIM et DMARC sont trois enregistrements publiés dans le DNS de votre domaine qui permettent aux serveurs destinataires de vérifier qu'un message est authentique.
SPF : qui a le droit d'envoyer
SPF publie la liste des serveurs autorisés à envoyer des e-mails pour votre domaine : Microsoft 365, l'outil de newsletter, le logiciel de facturation. Un seul enregistrement SPF est permis par domaine, et il ne doit pas dépasser dix consultations DNS, une limite vite atteinte quand les services s'accumulent.
DKIM : la signature du message
DKIM ajoute une signature cryptographique à chaque message envoyé. Le destinataire vérifie cette signature avec une clé publiée dans votre DNS : si le message a été modifié en route ou ne vient pas d'un service autorisé, la signature ne correspond pas. Chaque service qui envoie en votre nom doit avoir sa propre configuration DKIM.
DMARC : la règle à appliquer
DMARC indique aux destinataires quoi faire d'un message qui échoue aux vérifications : rien (none), le placer en indésirables (quarantine) ou le refuser (reject). DMARC demande aussi des rapports, qui montrent quels services envoient réellement au nom de votre domaine.
Déployer sans bloquer vos propres e-mails
- 1
Inventaire
Tous les services qui envoient en votre nom.
- 2
SPF et DKIM
Configurés pour chacun de ces services.
- 3
DMARC none
Observation et rapports, quelques semaines.
- 4
Quarantine
Les échecs partent en indésirables.
- 5
Reject
Les messages usurpés sont refusés.
- Faire l'inventaire de tout ce qui envoie au nom du domaine : messagerie, newsletter, CRM, facturation, formulaires du site web, ERP, imprimantes.
- Configurer SPF et DKIM pour chacun de ces services.
- Publier DMARC en mode « none » avec des rapports, et les analyser pendant quelques semaines.
- Passer en « quarantine », puis en « reject » une fois tous les envois légitimes alignés.
- Protéger aussi les domaines qui n'envoient jamais d'e-mails, avec une politique de refus.
Pourquoi s'en occuper maintenant
Les grands fournisseurs de messagerie exigent désormais ces mécanismes, en particulier pour les expéditeurs qui envoient des volumes importants. Sans eux, vos messages risquent davantage d'arriver en indésirables. Et surtout, une politique DMARC stricte empêche qu'on utilise directement votre domaine pour tromper vos clients et partenaires.
À lire aussi
-
Microsoft 365 & postes de travail · 2 min de lecture
Migrer vers Microsoft 365 sans couper les e-mails
Les étapes d'une migration de messagerie et de fichiers vers Microsoft 365 pour une PME : préparation, bascule, vérifications et pièges à éviter.
-
Microsoft 365 & postes de travail · 2 min de lecture
Microsoft 365 Business : Basic, Standard ou Premium ?
Comparatif des offres Microsoft 365 Business Basic, Standard et Premium pour une PME : ce que chaque licence inclut et comment choisir sans surpayer.
-
Microsoft 365 & postes de travail · 4 min de lecture
Microsoft 365 Copilot en PME : quels prérequis ?
Microsoft 365 Copilot en PME : licence payante en option, droits d'accès et partages à revoir, étiquettes de confidentialité et pilote. Les prérequis.