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Sauvegarde & hébergement · 4 min de lecture

Fin de support Windows Server 2016 : que faire ?

Fin de support de Windows Server 2016 le 12 janvier 2027 : inventaire des rôles, options (2022, 2025, cloud suisse, Entra ID) et calendrier pour une PME.

Gros plan sur des serveurs montés en baie, avec leurs tiroirs de disques et des voyants verts et bleus allumés.

La fin de support de Windows Server 2016 tombe le 12 janvier 2027 : Microsoft arrête alors le support étendu. Après cette date, le système continuera de fonctionner, mais plus aucun correctif de sécurité ne sera publié. Une faille découverte ensuite restera ouverte sur un serveur qui contient souvent l'annuaire, les fichiers et l'application métier de l'entreprise.

Ce passage se prépare donc comme un projet, pas comme une simple mise à jour. Le serveur a souvent été installé il y a huit ou dix ans, et son matériel arrive lui aussi en fin de vie.

Fin de support de Windows Server 2016 : le calendrier

Le support standard, qui apportait aussi des améliorations, s'est terminé en janvier 2022. Depuis, seul le support étendu fournit les correctifs de sécurité.

Le cycle de vie de Windows Server 2016
  1. Janvier 2022 Fin du support standard.
  2. Support étendu Correctifs de sécurité uniquement.
  3. 12 janvier 2027 Fin du support étendu.
  4. Sans support Failles connues non corrigées.
  5. Ensuite Plus aucun correctif.

Inventorier les rôles du serveur

Un serveur de PME cumule souvent plusieurs fonctions. Chacune doit être identifiée avant de choisir une option.

Si un serveur Exchange 2016 tourne encore, il n'est plus maintenu depuis octobre 2025 et doit être traité en priorité.

  • L'annuaire Active Directory, le DNS et le DHCP : comptes, mots de passe, stratégies de groupe.
  • Les partages de fichiers et leurs droits d'accès.
  • Le serveur d'impression et les dossiers de numérisation des copieurs.
  • Les applications métier et leurs bases de données, avec la version prise en charge par l'éditeur.
  • Le bureau à distance (RDS), s'il sert au travail à distance.
  • Les machines virtuelles, si le serveur héberge Hyper-V : chacune a son propre système à vérifier.

Quelles options après Windows Server 2016 ?

Les options se combinent : un même serveur peut voir son annuaire passer dans Entra ID, ses fichiers dans SharePoint et son application métier sur un serveur hébergé.

Le choix dépend surtout des applications métier : certaines exigent un serveur Windows local, d'autres existent en version en ligne. Demandez à l'éditeur ce qu'il prend en charge avant de décider.

  • Passer à Windows Server 2022 ou 2025. Une nouvelle installation avec migration des rôles est souvent plus propre qu'une mise à niveau sur place.
  • Remplacer le serveur par une machine neuve, si le matériel est lui aussi en fin de vie.
  • Héberger le serveur dans un cloud suisse : plus de matériel à remplacer au bureau, l'application métier reste sur Windows Server.
  • Confier certains rôles à Microsoft 365 : Entra ID et Intune pour les comptes et les postes, SharePoint et OneDrive pour les fichiers, l'impression directe ou cloud pour les imprimantes.

Licences et mises à jour étendues

Prévoyez les licences : Windows Server se licencie par cœur de processeur, et les licences d'accès client (CAL) doivent correspondre à la version du serveur ou à une version plus récente.

Pour des versions précédentes, Microsoft a proposé des mises à jour de sécurité étendues payantes et limitées dans le temps. Si une offre de ce type existe pour Windows Server 2016, elle peut couvrir quelques mois de retard sur un serveur précis, pas remplacer la migration.

Un calendrier réaliste

Plus la date approche, plus la marge pour tester se réduit. Si le projet n'a pas commencé, l'inventaire est la première étape à lancer.

  • L'inventaire et le choix de la cible, avec l'avis des éditeurs des applications métier.
  • La commande du matériel ou des licences, dont les délais varient.
  • Une sauvegarde complète et testée avant toute intervention.
  • La migration rôle par rôle, hors des heures de travail si nécessaire et selon un calendrier convenu, avec un retour arrière prévu.
  • L'information des utilisateurs : date de bascule, changements visibles (lecteurs réseau, imprimantes), contact en cas de problème.
  • Le retrait de l'ancien serveur une fois tout vérifié, et l'effacement sécurisé de ses disques.

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